
Un Mercredi soir à L'Opéra de Lyon.
Une richesse en nombre de mouvements, la anche et la tête étant très mise en avant.
Accents et déliés sont au rendez vous.
Le danseur est un peu effacé par la danseuse, mais ceci vue de ma place (balcon en hauteur, sur la gauche), un côté féminin flagrant.
Un rapport au corps complexe lors des duos, on ne peut pas parler de simplicité: les corps s'emmêlent et se défont par des chemins illogiques mais en beauté !
Une deuxième pièce particulièrement belle par séquence. Très très peu de sol depuis le début du spectacle... Moi qui aime bien cela, j'ai été un peu déçue. Une utilisation constante des bras plutôt classique et soudain déstructurée.
J'ai remarqué une influence claire de Béjart. Toutes sortes de musique s'enchaîne: violoncelle, voix d'église, bruits, chants d'oiseaux.... La musique est clairement le point de départ dans le travail du chorégraphe.
Sous mes yeux, et celui du public qui profite de l'entracte pour partager les impressions, ou simplement aller fumer une cigarette, les décors de la troisième pièce s'installent, les danseurs prennent le plateau (étirement, concentration, passages marqués ou dansés), j'aime cette proximité entre les danseurs, les techniciens et le public. Rien ne nous est caché. Cela change, c'est agréable.
Et la salle s'obscurcit, plus un mot dans le public, regards attentifs pour profiter de la dernière partie du spectacle...